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Couleurs de la saison 2017 : ROUGE

Comme chaque année, le Centre François Mauriac de Malagar donne libre cours à un ou une artiste pour illustrer nos événements culturels et, notamment, les "visuels" des invitations. Il s’agit cette saison de vous faire découvrir l’œuvre de l’artiste plasticienne Jessica Hartley, alias Rouge.
Sa peinture, puisqu’il s’agit de portraits sur toiles qui seront exposés à Malagar, est l’expression d’un profond engagement, et d’un cheminement personnel consécutif à la lecture des textes de François Mauriac et à ses visites de Malagar.

Quelques mots sur l’artiste

Après un parcours d’études à l’université et aux Beaux-Arts de Bordeaux, c’est hors école que Rouge choisit son nom et une pratique résolument figurative, sans cesse amendée par ses conditions d’apparition : la ville, ses espaces, ses qualités d’interaction.
La confrontation entre un attachement à la représentation (dessin et peinture) et une vigilance contextuelle, a guide l’artiste depuis l’obtention de son Diplôme National d’Arts Plastiques, en juin 2014. Cette ligne lui permet d’appréhender un vaste répertoire de lieux : ruelles proprettes bordelaises, logements sociaux et barres d’immeubles, espaces scolaires, sociaux, publics ou militants, petites galeries rurales, capsules institutionnelles, littérature, surface de la toile - autant de conditions qui se font source, nécessaire dimension dans lesquels Rouge déploie ses figures et obsessions. Inquiétude de l’arrachement, exil héroïque, identité malmenée par les négociations urbaines tentent de se conjuguer au singulier de l’identité. Son répertoire iconographique est sans cesse enrichi par de vraies rencontres avec les modèles : des temps d’échanges nécessaires pour lutter contre le corps générique, la présence de l’image.

Une touche Rouge pour Malagar

C’est lors d’une résidence à New Delhi en 2015, que pour Rouge l’image des marchands ambulants vient se télescoper avec une actualité des migrations. La charge à bras nus devient dès lors une mise en scène récurrente dans son travail : enfant précieux, terre roulée, un tissu vient dans son drapé abriter ce qu’on y projette et protège. Un tilleul de la cour, une vigne mure, une floraison fertile, une ligne de cyprès - autant de fragments d’une demeure qui surgissent de la feuille roulée, autant de repères que l’on souhaite emporter dans un balluchon à bras-le-corps. En quatre portraits, Rouge tente de saisir la vibration littéraire, l’identité d’un territoire, et l’attachement profond à la terre qui traverse l’œuvre de François Mauriac.

www.rouge-art.net